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Futures

25.09.21 - 16.01.22

Présenté
dans la salle
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Gauthier d’Ydewalle. Noosphère

Gauthier d’Ydewalle retranscrit, interprète et synthétise par l’image des livres qui l’ont touché en les immergeant dans une composition où les couleurs, les formes, les teintes, la composition ont pour vocation d’exprimer la nature profonde de l’œuvre littéraire, philosophique ou poétique qu’ils contiennent. C’est au fond la même démarche que celle d’un portraitiste, un portraitiste du livre. Il suffit pour l’aborder de comprendre que le livre n’est pas un objet inanimé mais d’une certaine manière, un être vivant. Pour fonder cette idée du caractère vivant d’un ensemble de pensées lorsqu’elles sont présentées sous la forme d’un livre, la démarche de Gauthier d’Ydewalle se base sur le concept philosophique de « noosphère » utilisé par Teilhard de Chardin. Ce mot composé du grec noüs, l’esprit, et de sphaira, la sphère, qui a ici le sens du mot « espace ». La noosphère est donc la zone de la pensée réfléchie, distincte de la biosphère ou de la géosphère, respectivement zone du vivant et zone des objets matériels inanimés.

L’éditeur, artiste et écrivain François de Coninck s’est plongé dans le travail de Gauthier d’Ydewalle dont il écrit que « ... sa méthode est de ne rien laisser au hasard. Tous les éléments représentés font sens : chaque composition a sa justification, chaque détail sa signification. Tout se veut langage : rien n’est fortuit dans ce jeu où la forme plastique se fait signe. L’expression des postures, l’agencement des volumes et des formes, la trajectoire des lignes droites ou courbes, les tensions entre les textures et les couleurs, le jeu des teintes et de la lumière doivent permettre de dégager un système de relations significatives qui puisse dire, à son tour, l’essentiel de l’extraordinaire présence de ces livres, de leur existence toute personnelle et de leur intériorité. Gauthier d’Ydewalle tient d’ailleurs à nous donner les clés pour décrypter son langage visuel : ses commentaires, précieux, font partie intégrante de cette œuvre entre philosophie appliquée et photographie impliquée qui renouvelle, par la singularité de sa démarche, le genre de la photographie plasticienne. »

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Visuel exposition

Gauthier d’Ydewalle. Céline, Voyage au bout de la nuit, 2017