Expositions proposées à la location


© ALAIN XHARDEZ

Alain Xhardez
EAUX DOUCES
Exposition produite par le Musée et présentée au Musée du 3 décembre 2005 au 5 mars 2006

Depuis plus de vingt ans, Alain Xhardez, photographe belge, explore un univers si particulier : la batellerie. Instinctivement, ses pas le conduisent sur les bords de la Haute-Sambre, où il se promenait enfant en compagnie de son grand-père. D’abord étranger à cet univers, il prend ses clichés depuis les berges puis, tissant peu à peu des liens d’amitié avec les bateliers, il embarque avec eux, devenant ainsi le témoin privilégié de leur quotidien. Il en livre un travail en noir et blanc tout en poésie qui nous emmène pour une longue promenade au fil de l’eau, celle de la Haute-Sambre. Le temps semble serein… les eaux y sont si douces.

54 tirages noir et blanc sous passe-partout et encadrés
15 photographies format d’image 38 x 25cm sous cadre 56,5 x 46,5 cm
39 photographies format d’image 39 x 39cm sous cadre 56,5 x 56,5 cm


© Paolo Pellizzari

Paolo Pellizzari
THE WORLD NEXT DOOR
Exposition produite par le Musée et présentée au Musée du 11 mars au 4 juin 2006

Paolo Pellizzari, photographe de nationalité italienne installé en Belgique, photographie le monde comme il le regarde, sans voyeurisme ni sensationnalisme, sans juger ni réduire. Au-delà des clichés, le photographe part à la rencontre de l’autre, l’être humain dans sa réalité et sa diversité. Et par la magie du panoramique, qui n’oblige pas à couper dans le champ de vision, mais au contraire permet d’embrasser un instant de vie dans son ensemble - comme on «embrasse du regard» -, il nous donne à voir une myriade de détails auxquels on s’attache l’un après l’autre, projetant ainsi le spectateur dans la vie quotidienne de ces «gens d’à côté» qu’il a rencontrés au cours de ses multiples pérégrinations. Ses grandes fresques en couleur, qu’il aime assez voir comparées à des décors d’opéra, invitent à la découverte, pour frapper à la porte de ce monde d’un coup si proche. L’exposition rassemble une quarantaine de panoramiques, autant de regards portés sur le monde, autant d’agrandissements de portions réduites de l’univers comme si ce monde était à notre portée, comme s’il nous appartenait.

45 photographies couleur encadrées
22 photographies format d’image 116 x 41 cm
3 photographies format d’image 125 x 53 cm
5 photographies format d’image 23 x 64 cm
15 photographies format d’image 37 x 100 cm


Courtesy Wendy Watriss and Frederick C. Baldwin, Houston, Texas

Wendy Watriss & Frederick C. Baldwin
LOOKING AT THE U.S. 1957-1986
Exposition produite par le Musée et présentée au Musée du 22 mai au 19 septembre 2010

Fred Baldwin et Wendy Watriss ont créé en 1986 les rencontres internationales de la Fotofest à Houston – Texas, un festival biennal incontournable pour le monde de la photographie ; de nombreuses autres rencontres, pas seulement aux Etats-Unis, s’en sont directement inspirées, et leurs silhouettes sont devenues familières de la Chine au Mexique, de l’Argentine à la Grèce, partout où l’on montre de la photographie, où les photographes, les galeristes, commissaires, critiques d’art ou responsables d’institutions trouvent à se rencontrer. Leur engagement inlassable pour la diffusion de la photographie, leur enthousiasme et leur énergie sont des exemples pour plusieurs générations. Cette action commune a sans doute éclipsé leur propre travail : l’on en oublierait presque que Fred Baldwin et Wendy Watriss sont tous deux photographes, qu’ils ont mené depuis cinquante ans, séparément d’abord, ensemble depuis 1971, une passionnante enquête photographique sur l’Amérique, un reportage sociologique abondamment documenté, pour la plus grande part inédit, sur les groupes sociaux d’origines diverses et les communautés qui en composent la mosaïque. C’est une Amérique loin des clichés traditionnels, perçue intimement, au plus profond de sa réalité, qu’ont explorée Fred Baldwin et Wendy Watriss. Non comme une charge accusatrice, pas plus qu’en une vision complaisante, mais dans le souci de comprendre et de dire au mieux cette grande nation compliquée qui ne cesse d’exercer pour l’étranger tour à tour fascination et perplexité : ce sera aussi pour le grand public la découverte d’une démarche photographique prolongeant la tradition de l’enquête sociale et du photo-reportage.

188 photographies noir et blanc (tirages tardifs)
• 78 photographies cadres 53x63 cm
• 110 photographies cadres 43x53 cm
Cadres : Bois gris anthracite avec vitres


© PHILIPPE HERBET

Philippe Herbet
MADE IN BELARUS
Exposition produite par le Musée et présentée au Musée du 22 mai au 19 septembre 2010

Le travail de Philippe Herbet, vivant et complexe, est le fruit d’une recherche, une quête qui a commencé il y a bien longtemps pour cet artiste liégeois. Dans les chapelles du Musée, il dévoilera quarante-deux de ses photographies en couleur, prises au Belarus. Par sa forme poétique et élégante, son travail nous plonge dans son voyage peuplé de beaux objets, de monuments insolites, de femmes étranges et troublantes. Passionné de littérature autant que de photographie, il accompagne souvent ses photographies de textes issus de ses carnets de voyage.

42 photographies couleur contrecollées sur alu
17 tirages couleur 100 x 100 cm
10 tirages couleur 60 X 60 cm
15 tirages couleur 40 X 40 cm


© DROITS RESERVES

Meli L’AUTRE ROYAUME
Exposition produite par le Musée et présentée au Musée du 28 mai au 18 septembre 2011

C’était l’excursion traditionnelle des petits Belges en vacances à la mer, le détour obligé des jours où le soleil faisait défaut, l’endroit où il fallait retourner chaque année ou presque, en pèlerinage ludique… Qu’évoquent pour vous le Royaume des abeilles, la sorcière, le géant, les flamants roses et les jets d’eau ? Souvenez-vous, c’était l’époque où le nom Meli, bien davantage que le miel et le pain d’épices, évoquait à coup sûr le parc d’attractions d’Adinkerke près de La Panne. Nous avons fait appel à vos souvenirs. Vous avez ouvert vos albums, voyons le résultat et retrouvons ensemble ce qui nous a enchantés ! Grâce à votre aide, le Musée de la Photographie consacre à Meli une exposition composée des photographies que vous, vos parents, ou vos grands-parents y avez prises. La nostalgie, si elle n’est le prélude à la mélancolie, est le prétexte aux souvenirs. Voici de beaux exemples de ces moments nécessairement heureux. Cette exposition est l’album de trois générations de Belges, une petite chronique d’un pays entre deux guerres communautaires, comme le souligne Xavier Canonne.

Panneaux de photographies sur papier Jettex
9 x 1.5 m x 1.5 m
4 x 4.5 m L x 1.5 m H
1 x 1.2 m L x 1 m H


© Musée de la Photographie


QUELQUE CHOSE
Exposition produite par le Musée et présentée au Musée du 19 septembre 2009 au 17 janvier 2010

L’exposition Quelque chose propose une sélection de photographies, prises à la sauvette dans l’intimité du cadre familial. «Quelque chose», d’indéfinissable, surgi par hasard, ce sont des fragments de vies, des instants du quotidien de personnes ordinaires dont le nom est oublié, des images de petit format, fragiles, usées par le temps, qui ont pour auteurs des photographes amateurs et anonymes. Ces instantanés trouvent aujourd’hui leur place dans l’histoire de la photographie aux côtés de pratiques d’auteurs, des documents témoignant d’événements. Le rôle du Musée est aussi de conserver cet aspect particulier de la photographie. Ainsi, parmi des milliers de clichés, Xavier Canonne, directeur du Musée, et Marc Vausort, conservateur, ont choisi une centaine d’images inédites, d’apparence banale mais qui, par le cadrage spécifique ou un accident technique, transmettent l’émotion inattendue, d’étonnantes surprises.

Exposition modulable en fonction des espaces
Noir et blanc


© Droits réservés

Maurice Derenne
UN BELGE EN CHINE (1911-1927)
Exposition produite par le Musée et présentée au Musée du 19 septembre 2009 au 17 janvier 2010

Au début du siècle dernier, dans un climat à la fois archaïque et progressiste, la Chine, malgré un régime impérial autoritaire et de violentes et sanglantes révoltes, est ouverte sur le monde et attire de nombreux hommes d’affaires et leurs familles. En 1911, la crise éclate et provoque la chute du régime impérial. Le pays avait alors décidé de se doter d’un réseau ferroviaire moderne et performant. Des techniciens occidentaux sont à l’époque sollicités pour participer à sa modernisation. Maurice Derenne (1888-1959), ingénieur originaire de la région de Charleroi, s’installe à Tcheng Tcheou (aujourd’hui Zhengzhou) avec une chambre obscure en bois et des centaines de plaques en verre. Tout intéresse ce reporter amateur. Il est attentif à l’intimité de la vie familiale autant qu’aux populations locales qu’il photographie avec rigueur, émotion et sens de la composition… Inestimables témoignages, ces photographies, une soixantaine d’images inédites couvrant les périodes 1911-1914 et 1919-1927, qui avaient été égarées dans un grenier, viennent de ressortir de l’oubli et font aujourd’hui partie des collections du Musée de la Photographie grâce à la générosité de son petit fils, Bernard Derenne.

Exposition modulable en fonction des espaces
Noir et blanc


© MIREILLE DOHMEN

Leo Dohmen
COPYRIGHT LEO DOHMEN
Exposition produite par le Musée et présentée au Musée du 19 septembre 2009 au 17 janvier 2010

Auteur du photomontage ornant le célèbre tract Grande Baisse (1962) de Marcel Mariën, moquant le succès de René Magritte, Leo Dohmen (1929-1999) fut une figure marquante de l’activité surréaliste en Belgique et de la scène artistique anversoise. Si son œuvre photographique n’excède pas dix années, de 1956 à 1965 environ – il la délaissa, dégoûté, jugé pour «pornographie» – elle n’en recèle pas moins d’œuvres emblématiques telles L’ébéniste ou L’ambitieuse qui sont autant de fleurons dans l’art surréaliste. Leo Dohmen n’entendait pas révolutionner la photographie surréaliste, mais plutôt y ajouter un chapitre où dominent le photomontage, la photographie d’assemblages et l’insolite plus que les solarisations ou les manipulations techniques qu’il maîtrisait cependant parfaitement. Réalisée à l’occasion du 80e anniversaire de la naissance de Leo Dohmen et 10 ans après son décès, en étroite collaboration avec Mireille Sprengers–Dohmen, veuve de l’artiste, et la galerie Ronny Van de Velde à Anvers, l’exposition Copyright Leo Dohmen propose une cinquantaine de photographies originales, ainsi que de nombreux documents et objets liés à son activité photographique.

56 photographies noir et blanc
• 37 tirages sous cadre format 40 x 50 cm
• 10 tirages sous cadre format 30 x 40 cm
• 7 tirages sous cadre format 50 x 60 cm
• 1 tirage sous cadre format 40 x 40 cm
• 1 tirage sous cadre format 50 x 50 cm

Cadres : Bois gris anthracite avec vitres


© SIMONE LUECK

Simone Lueck
THE ONCE AND FUTURE QUEENS
Exposition produite par le Musée et présentée au Musée du 22 janvier au 15 mai 2011

Fascinée par les cérémoniaux que d’aucuns peuvent s’imposer dans la vie quotidienne, Simone Lueck s’est attachée à photographier des femmes d’âge mur posant dans des attitudes glamour qui renvoient à l’univers strass et paillettes des stars de cinéma. Elle a ainsi passé une petite annonce par laquelle elle recherchait des femmes vieillissantes désireuses de se faire photographier dans des poses glamour à la Lollobrigida ou à la Bardot. Libres de choisir leur maquillage, leur coiffure et leur tenue, elles pouvaient également imaginer la scène dans laquelle elles voulaient prendre la pose, construisant ainsi leur vision personnelle du glamour et se projetant, l’espace d’un instant, dans un monde rêvé. A côté des photographies qui résultent des séances de prise de vues, Simone Lueck présente également des images de ce qu’on pourrait appeler les coulisses, lorsque la participante ne prend pas garde à l’appareil photographique, montrant quelques bribes de l’environnement quotidien de ces femmes, où la spontanéité et le naturel reprennent leurs droits. A travers cette série d’images, l’auteur montre la co-existence de deux mondes parallèles où fantaisie et réalité se mêlent. Originaire du Minnesota, Simone Lueck travaille comme photographe à Los Angeles. Son travail est marqué par un intérêt pour la culture américaine au travers des notions d’identité, de performance, de mémoire et de glamour. Elle détient un master en beaux-arts de l’Université de San Diego. Son travail a été exposé à Los Angeles, New York, Tijuana et Madrid.

20 photographies couleur contrecollées sur forex et encadrées
• 4 au format 94,4 x 117 cm
• 2 au format 76,1 x 93,8 cm
• 14 au format 76,4 x 94,2 cm

Cadres : Fine moulure plate en bois blanc, avec vitre


Le Temps des cerises
LA COMMUNE DE PARIS EN PHOTOGRAPHIES
Exposition produite par le Musée et présentée au Musée du 24 septembre 2011 au 15 janvier 2012

En mars 1871, après deux mois de siège et de famine consécutifs à la victoire de la Prusse, le peuple de Paris refusant la défaite et l’humiliation se soulève et proclame la Commune contre le gouvernement bourgeois d’Adolphe Thiers. Tous les espoirs sont permis à ceux qui, montés aux barricades, entendent édifier un monde meilleur, un monde plus juste. 30000 personnes trouveront la mort dans la «Semaine sanglante», les troupes de Versailles ivres de vengeance massacrant leurs compatriotes pour faire oublier leur défaite. La Commune de Paris fut la première insurrection à être autant photographiée : des barricades à la chute de la colonne Vendôme, les combats de l’Hôtel de Ville, les fortifications et les ruines, la documentation photographique sur cette époque est abondante. Ces photographies démontrent déjà toutes les possibilités et l’ambiguïté du média : photomontages, images composées ou interprétées, portraits pouvant servir à l’identification mortuaire ou judiciaire, utilisation romantique autant que politique des ruines de Paris… L’exposition «Le Temps des cerises» proposera une lecture critique de ces actes photographiques, insistant sur le rôle du photographe et les conditions de la photographie au XIXe siècle.

Exposition modulable en fonction des espaces


© Roger Job

Roger Job
TURKANAS. LES PREMIERS DERNIERS HOMMES
Exposition produite par le Musée et présentée au Musée du 25 septembre 2010 au 16 janvier 2011

Une des fonctions essentielles de la photographie est de «laisser trace». Le photographe belge Roger Job s’y est attelé depuis décembre 2008, en mettant son talent au service des pasteurs nomades du Turkana (nord Kenya) en proie aux conséquences des bouleversements climatiques. Le reportage photographique que Roger Job nous propose, récit de huit voyages, témoigne d’un mode de vie dans sa spécificité, sa fragilité, sa beauté, sa noblesse, et sa dignité. En nous dévoilant ses photographies, il rend hommage à ces hommes déterminés qui ont choisi consciemment une vie rude et répétitive. Ce mode de vie qui fait partie de notre humanité s’inscrit dans le contexte singulier du réchauffement climatique entraînant des difficultés inédites qui risquent de faire disparaître à tout jamais ces citoyens de notre terre qui n’ont en rien contribué aux émissions de gaz à effet de serre et qui en seront pourtant les premières victimes.

(Version complète)
• 12 tirages format 80 x 120 cm
• 56 tirages format 53 x 80 cm
Tirages numériques baryté couleur contrecollés sur alu avec lattes de renfort et d’accrochage

(Version petits formats)
• 68 tirages format 53 x 80 cm
Tirages numériques baryté couleur contrecollés sur alu avec lattes de renfort et d’accrochage


© Viviane Joakim

Viviane Joakim
DOUSHA BALIT
Exposition produite par le Musée et présentée au Musée du 27 janvier au 8 avril 2007

A l’occasion d’un séjour en Ukraine en 2003, la photographe belge Viviane Joakim visite les pavillons vétustes d’un hôpital psychiatrique. L’émotion ressentie est si forte qu’elle décide de retourner sur les lieux pour aller à la rencontre de ces pensionnaires, hommes, femmes et enfants, avec l’intime désir de leur donner une seconde vie par l’intermédiaire de la photographie. De cette plongée dans le monde de l’humain où «Dousha Balit» – l’âme a mal –, il résulte un travail d’une grande pudeur, étranger à toute forme de misérabilisme, avec comme point central l’homme et sa dignité. La pureté des images, leur composition, la couleur et la lumière révèlent une grande force plastique et dénotent une grande douceur. L’exposition présente une quarantaine d'images attachantes et interpellantes, pour la plupart des portraits d’hommes et de femmes, jeunes ou moins jeunes, qui se sont abandonnés à la pose, à une rencontre, que Viviane Joakim a voulue sincère et respectueuse, et cela transparaît dans chaque photographie. «Dousha Balit», une exposition d’une grande sensibilité, un univers particulier qui mélange immensité de l’humain et petitesse de l’objet du quotidien. Au final, des visages qui se regardent, se répondent et renaissent en nous murmurant secrètement leur histoire.

45 photographies couleur montées sur aluminium et encadrées en bois teinté noir
• 19 photographies format 150 x 100 cm
• 26 photographies format 75 x 50 cm


© Julien Coulommier

Julien Coulommier
ENTRE MONDES
Exposition produite par le Musée et présentée au Musée du 17 juin au 10 septembre 2006

L’œuvre du photographe belge Julien Coulommier, se développant de 1950 à nos jours, est représentative d’une étape fascinante autant que cruciale dans le développement de la photographie artistique de notre pays. Tout comme Gilbert De Keyser ou Serge Vandercam, Julien Coulommier a tourné le dos au réalisme autant qu’à l’idéalisation créant un univers visuel souvent mystérieux ou fantastique, oscillant entre l’interprétation du réel et la complète abstraction. Depuis vingt ans, il a abordé la couleur. Le Musée de la Photographie présentera une rétrospective de cinquante années d’activité, en un travail d’une grande unité.

Exposition modulable en fonction des espaces
Noir et blanc


© Jane Evelyn Atwood

Jane Evelyn Atwood
SENTINELLES DE L’OMBRE
Exposition produite par le Musée et présentée au Musée du 5 mars au 29 mai 2005

De 2000 à 2003, Jane Evelyn Atwood, en collaboration avec Handicap International, a rencontré, photographié et recueilli les témoignages de victimes de mines antipersonnel au Cambodge, au Mozambique, au Kosovo, en Angola et en Afghanistan. Ces pays ont été saignés à blanc jusqu’à ce qu’il ne reste plus que les gens, des êtres extraordinaires qui, envers et contre tout, ont réussi à survivre – sans jambes, sans bras, aveugles, les chairs déchiquetées, avec ou sans prothèse, leurs enfants cassés et mutilés pour toujours. Au cours des vingt dernières années, plus de trois cent soixante types de mines antipersonnel ont été développés. Une fois en place, ces armes restent en sommeil, jusqu’à ce qu’elles explosent, par simple contact, ou sous la pression d’un poids. Ces mines ne visent pas des victimes précises mais mutilent sans discrimination. Ce travail photographique de quatre ans, complété des récits que Jane Evelyn Atwood fait de ses rencontres avec des victimes, a été publié aux éditions du Seuil en 2004. Le Musée de la Photographie a souhaité que ce témoignage, sobre et fort à la fois, soit également présenté au public sous la forme d’une exposition qu’il a donc entièrement produite. Quatre-vingts photographies en noir et blanc, portraits d’hommes, de femmes et d’enfants au destin brisé, racontent la violence de ces armes et les conditions de vie des victimes mais aussi les aides et le soutien qu’elles reçoivent.

80 photographies encadrées en bois teinté noir (moulure 4 cm)
• 56 photographies sous cadres 52 x 68 cm (image : 32,5 x 48,5 cm)
• 14 photographies sous cadres 33,5 x 89 cm (image : 33,5 x 89 cm)
• 10 photographies sous cadres 68,5 x 151,5 cm (image : 48,8 x 131,5 cm)


Léonard Misonne
EN PASSANT…
Exposition produite par le Musée et présentée au Musée du 11 septembre au 28 novembre 2004

La lumière avant tout. Sa présence éblouissante et rayonnante qui transfigure un paysage d’hiver gris et triste en un scintillant tableau impressionniste. Une lumière vibrante caressant les contours des formes et des figures, surgissant de la brume pour se projeter vers nous. Amoureux de la nature, Léonard Misonne (1870-1943) va consacrer sa vie à la glorifier par la photographie pour en faire ce qu’il nomme lui-même des tableaux. Dès ses débuts en 1896, il trouve sa voie, celle qui le conduira à explorer les campagnes de l’Entre-Sambre-et-Meuse, de la Campine ou des Ardennes pour en ramener des images intemporelles et mystérieuses qui le rendront rapidement célèbre dans le monde entier à travers expositions et publications. Son œuvre, riche et abondante, s’inscrit dans le mouvement pictorialiste qui, au tournant des XIXe et XXe siècles, va affirmer la photographie en tant qu’art, prônant des interventions manuelles sur les images au moyen de procédés complexes. Léonard Misonne deviendra un maître en la matière. Ses manipulations contribueront à construire son univers en quête de beauté. S’il s’intéresse principalement aux paysages et scènes champêtres, on trouve aussi dans son œuvre de séduisantes vues de villes sous la pluie où, là encore, un voile de brume semble s’interposer entre la réalité et notre regard. Originaire de la région de Charleroi, Léonard Misonne y passera toute sa vie, disposant de suffisamment de loisirs pour s’adonner presqu’entièrement à sa passion. Jusqu’à la fin, il restera fidèle à l’esthétique pictorialiste et à ses principes, ce qui le marginalisera quelque peu alors. Aujourd’hui encore, l’œuvre de Léonard Misonne dégage un parfum aux senteurs douces, un peu mélancolique. Cette exposition rétrospective propose une large sélection de «tableaux» qui couvre toute la période d’activité du photographe (1896-1943) complétée par des documents d’époque.

60 tirages originaux encadrés en bois teinté noir
• 57 x 67 cm


COPYRIGHT © 2012 • DESIGNED BY WWW.MUSEEPHOTO.BE • ALL RIGHTS RESERVED