ENFRNL

Expositions actuelles


© International Center of Photography

Collection Jean Pigozzi
WEEGEE BY WEEGEE
28.05 > 04.12.16

Usher Fellig (1899-1968), alias Weegee, est une figure légendaire du photojournalisme. En sillonnant New York de nuit et son cortège de crimes, de faits divers, de boîtes de strip-tease et de bars, Weegee, toujours le premier sur les lieux grâce à la radio de sa Chevrolet branchée sur les fréquences de la police, saisit l’envers du rêve américain. L’ensemble de ses images, à la fois choquantes et divertissantes, brosse un extraordinaire portrait de la métropole moderne. 

Arrivé d’Autriche à New York avec sa famille à l’âge de dix ans, Usher Fellig grandit dans le Lower East Side, dans un quartier violent. Devenu Arthur pour fuir l’antisémitisme, il quitte les siens à dix-huit ans, dort dans les gares, les parcs, les missions ou les hôtels minables, et enchaîne les petits boulots. 

Engagé à l’agence ACME newspictures, devenue ensuite United Press International, il y reste douze ans en laboratoire. A trente-cinq ans, il choisit de devenir photographe indépendant avec comme sujets de prédilection, la rue, ceux qui la peuplent, l’animent – policiers, gangsters, pompiers, fêtards, strip-teaseuses ou travestis – et en toile de fond le crime, les incendies, les cadavres. Weegee touche à ce qui fait vendre, la photographie crue et évocatrice de faits divers. 

Plus tard ses photographies seront prises à l’infrarouge dans l’obscurité, révélant l’intimité des spectateurs de théâtres ou de cinémas, de couples sur la plage. 

La reconnaissance lui viendra à partir de 1944, du monde de la photographie, des galeries et des musées.  

Weegee meurt à New York le 26 décembre 1968, laissant derrière lui une œuvre de près de 5000 photographies et une chronique essentielle d’une ville entre 1930 et 1950. Ses clichés ont été publiés dans les plus grands journaux : Life, Vogue, The Daily Mirror...  On retiendra de son œuvre ce qu’il en disait lui-même : «Montrer combien, dans une ville de dix millions d’habitants, les gens vivent en complète solitude». 

L’exposition Weegee by Weegee comprend 118 photographies de la collection Jean Pigozzi. Une exposition organisée par Artis-Naples - The BAKER Museum




© Christine Plenus

Christine Plenus
SUR LES PLATEAUX DES DARDENNE
28.05 > 04.12.16

Œil silencieux et attentif, le photographe de plateau doit autant témoigner du film qui s’élabore devant son objectif, que de ceux qui le font, des acteurs à l’équipe de tournage. Un travail qui ne peut que s’inscrire dans celui d’un autre avec ses limites et ses contraintes préétablies que sont l’éclairage, le cadrage, les vêtements des acteurs, le décor de la scène. Depuis trente ans, Christine Plenus photographie chaque tournage de Jean-Pierre et Luc Dardenne, trois décennies de complicité depuis le premier Falsch (1987) jusqu’au tout récent La fille inconnue qui sortira à l’automne 2016. Sa présence chaque jour de tournage lui permet de saisir des moments privilégiés, en photographiant les séquences majeures. L’exposition Sur les plateaux des Dardenne se développe au travers des films photographiés, s’émancipant de leurs propres histoires. Traduisant sans jamais le trahir l’univers des frères Dardenne, les quelque 120 photographies qui composent l’exposition nous offrent ce privilège de raconter les films autrement et de percevoir des moments magiques au cœur de la création. Parmi les thèmes récurrents, l’on retrouvera les étreintes, la solitude ou les courses éperdues. Christine Plenus est née en 1958. Diplômée en photographie en 1979, elle enseigne à l’Institut Saint-Luc à Liège depuis 1981. Photographe de plateau sur des films de courts et longs métrages depuis 1986. «Enseigner la photographie, c’est vivre et partager des expériences. Faire de la photographie, faire des photographies, c’est regarder et découvrir. C’est la vie.»





© Leonard Freed / Magnum Photos


BOIS DU CAZIER. MARCINELLE, 1956
28.05 > 04.12.16

Le 8 août 1956, 262 mineurs perdaient la vie dans ce qui allait devenir la plus grande catastrophe minière de Belgique. A l’annonce de l’accident, des photographes se rendent sur place. Leurs images témoignent des premières heures où les secours s’organisent, où l’espoir pousse les sauveteurs vers la mine, et les femmes, les enfants, vers les grilles où on les contient. Elles traduisent aussi l’attente insoutenable, les jours qui passent, apportant leur lot de mauvaises nouvelles, drainant visiteurs officiels et badauds. Présents aux premières heures de la catastrophe, Camille Detraux et Raymond Paquay ont photographié et recueilli des commentaires, gardant la trace circonstanciée du drame tout en rejetant l’effet facile et l’image choc. «Le pire, c’était l’attente, interminable. Dans la soirée du premier jour, on a vu quelques rescapés. L’espoir revenait. Mais il s’amenuisa ensuite, de jour en jour. J’avais vécu d’autres catastrophes minières, des coups de grisou, des éboulements. Mais ceci dépassait l’imagination. Impossible de ne pas penser au nombre de ces mineurs, à leur impuissance devant l’incendie», témoigne Camille Detraux. Par la suite, d’autres images les ont rejointes, réalisées par plusieurs photographes présents sur les lieux du drame : Roger Anthoine, Antoine Rulmont, Hermann Chermanne, Alain Massin et Kryn Taconis, qui avaient tous en commun la même attention au drame humain qui se jouait, le même respect pour les victimes et leurs familles. Leonard Freed, présent à Marcinelle, au moment des funérailles des victimes, a également réalisé un pudique et bouleversant reportage, que sa veuve a généreusement offert au musée en 2011. Soixante ans après la catastrophe restée dans les mémoires, au-delà même de nos frontières, le Musée de la Photographie, à la suite des Archives de Wallonie, rend hommage aux victimes par cette exposition réunissant ces témoignages en images, accompagnée de la sixième édition, revue et augmentée, de l’ouvrage Bois du Cazier, Marcinelle 1956.


Nikon Press Photo Awards 2015

Exposition-projection à voir au Musée 
NIKON PRESS PHOTO AWARDS 2015
28.05 > 04.12.16

Parallèlement aux expositions qui seront présentées du 28 mai au 4 décembre, le Musée de la Photographie à Charleroi accueille les Nikon Press Photo Awards. Les Nikon Press Photo Awards constituent la plus importante compétition belge réservée aux photographes de presse. Via ce concours, Nikon souhaite mettre en exergue les plus belles photos de presse réalisées par des photographes de presse belges ou résidant en Belgique. Les Nikon Press Photo Awards s’adressent en effet aux photographes de presse professionnels en possession d’une carte de presse officielle ou qui sont en mesure de prouver leur activité via une publication commerciale. Cette année, quatre catégories ont été proposées aux participants : actualité, sport, portrait et stories. Nikon Press Photo Awards, une organisation de Nikon Belux en collaboration avec le FotoMuseum d’Anvers (www.fotomuseum.be), le Musée de la Photographie à Charleroi (www.museephoto.be) et Bozar (www.bozar.be)


 



© Erika Vancouver

GALERIE DU SOIR
Erika Vancouver Les petites filles de Salvatore



28.05 > 04.12.16




© Martine Wijckaert & Jacques André

BOITE NOIRE
Martine Wijckaert & Jacques André. - Inventaire avant disparition

Produit avec l´aide du Centre du Cinéma et de l´Audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles



28.05 > 04.12.16





NOS PROCHAINES EXPOSITIONS

10.12.2016 > 7.5.2017

Jeanloup Sieff, Les années lumière
Wim De Schamphelaere, Exchanging looks




COPYRIGHT © 2012 • DESIGNED BY WWW.MUSEEPHOTO.BE • ALL RIGHTS RESERVED